Mozambique

La protection des écosystèmes et des ressources naturelles sont des priorités de l’Agenda 2025 pour freiner la fréquence des évènements climatiques extrêmes et ainsi soutenir le développement économique et social du pays.

Une mobilisation nationale

Atelier de lancement

06 mai 2021

Maputo – Mozambique

Le premier atelier national a été l’occasion de présenter les objectifs du projet BIODEV2030 à un large public réunissant ministères, acteurs du secteur privé et de la société civile. Mme Guilhermina Amurane, Directrice Nationale de l’Environnement, a introduit les échanges en soulignant l’importance de BIODEV2030 pour aider le pays à atteindre ses objectifs en matière de conservation de la biodiversité grâce à une plus grande implication des secteurs économiques. L’atelier a ensuite porté sur le partage des conclusions de l’évaluation des menaces pour la biodiversité et sur le choix des secteurs à privilégier pour les prochaines étapes du projet.

Atelier rassemblant l’ensemble des parties prenantes du projet BIODEV2030 à Maputo, Mozambique, le 6 mai 2021


Diagnostic

Situé sur la côte sud-est de l’Afrique, le Mozambique se situe majoritairement sous les tropiques. Par conséquent, une grande partie du littoral est soumise à l’influence saisonnière régulière des pluies de mousson de l’océan Indien. L’arrière-pays du Mozambique, composé de montagnes, culmine au Monte Binga (2436 mètres) à Chimanimani, dans la province de Manica. Divisé en 14 écorégions, le pays possède trois concentrations géographiques de biodiversité : les forêts côtières d’Afrique orientale, le Maputaland-Pondoland-Albany et l’Afromontagne orientale. Avec plus de 100 bassins fluviaux et réserves souterraines, le Mozambique dispose d’abondantes ressources en eau. De plus, la savane côtière inondée du Zambèze est une écorégion unique. Selon les estimations nationales, le Mozambique abrite environ 5 500 espèces de flore et 4 271 espèces de faune terrestre, dont 72 % d’insectes , 17 % d’oiseaux, 5 % de mammifères et 4 % de reptiles, dont un certain nombre sont endémiques. Les 29 zones clés pour la biodiversité (terrestre et marine), identifiées et validées sur le territoire, attestent de la richesse de la biodiversité mozambicaine.

Le littoral, long de 2 700 km, compte de nombreuses plaines, où les récifs coralliens, les mangroves et les herbiers marins constituent des habitats marins et côtiers majeurs. 17 poissons et de nombreux mammifères marins sont endémiques du Mozambique, notamment le dugong, 7 espèces de dauphins, des baleines à bosse, 77 espèces de coraux hermatypiques et 5 espèces de tortues, qui contribuent tous de manière significative à l’attraction touristique du pays. Le littoral abrite également trois ports maritimes profonds dans les villes de Nacala (nord), Beira (centre) et Maputo (sud), stratégiques pour le commerce et le développement régional.

La biodiversité du pays génère aux Mozambicains des avantages certains notamment en termes de fourniture de bois de chauffage, de meubles, l’approvisionnement et la purification de l’eau, la fertilité des sols et la protection contre les inondations. En outre, la plupart des médicaments traditionnels et modernes, utilisés au Mozambique, sont dérivés de plantes sauvages, d’animaux, de champignons et de bactéries. Avec une économie s’appuyant principalement sur l’agriculture, qui emploie 70 % de la population, les plus grands défis environnementaux du Mozambique se concentrent autour de la recherche de solutions écologiquement durables aux conséquences de l’exploitation humaine, notamment la dégradation des terres, l’érosion des sols, la réduction de la fertilité des sols, la déforestation, la dégradation des zones humides, la surexploitation de la biodiversité et la pollution. L’utilisation durable des ressources aquatiques, essentielles pour la subsistance des Mozambicains, est également un défi majeur pour le pays.

5 957 espèces

évaluées dont 291 endémiques

644 espèces

menacées dont 143 endémiques selon la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN (2021-1)

– 11 100 ha

de forêt primaire humide entre 2002 et 2020

MENACES

(source : Liste rouge de l’UICN 2021-1)

Utilisation des ressources biologiques – Pêche et récolte des ressources aquatiques pour la subsistance
Développement résidentiel et commercial – logements et zones urbaines
Utilisation des ressources biologiques – Pêche et récolte des ressources aquatiques : effets non intentionnels
Pollution – Effluents agricoles et forestiers

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Les points clés retenus :

Les provinces riches en ressources minérales diverses sont exposées aux impacts de l’industrie extractive. Les espèces marines et aquatiques sont, elles, particulièrement exposées et vulnérables à la surpêche et aux modifications d’habitats dus à l’exploitation minière.

Des actions pour éviter, réduire ou atténuer ces menaces profiteraient aux écosystèmes et au peuple mozambicain, qui dépend des ressources marines, et notamment du poisson comme source principale de protéine.

La réduction des menaces offre un meilleur potentiel de réduction des risques d’extinction des espèces que la restauration des habitats, en particulier dans les zones clés pour la préservation de la biodiversité.

  • Agriculture
  • Exploitation minière (industrielle)
  • Pêche
  • Energie (pétrole et gaz)

Rapport – Evaluation des menaces pesant sur la biodiversité nationale au Mozambique (EN)

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