Sénégal

La gestion des ressources en eau, l'adaptation au changement climatique et l'érosion des zones côtières sont des problématiques centrales pour la résilience du Sénégal et ses ambitions de développement à l'horizon 2035.

Une mobilisation nationale

Atelier de lancement

16 et 17 décembre 2020

M’Bour

L’atelier de lancement officiel du projet a été l’occasion de partager les objectifs de BIODEV2030 aux parties prenantes nationales, de discuter les résultats de l’évaluation de l’état et des menaces sur la biodiversité au Sénégal, menée par le Pr Sambou, d’identifier des secteurs prioritaires pour la suite du projet et de faire examiner et approuver les textes constitutifs du Groupe de Travail Multi-acteurs sur la Biodiversité au Sénégal.

Atelier de lancement et de restitution organisé les 16 et 17 décembre 2020 à M’Bour.

Diagnostic

L’enjeu : s’attaquer aux causes de l’érosion de la biodiversité au Sénégal

Le Sénégal est une frontière écologique où convergent prairies semi-arides, front de mer et forêt tropicale humide, avec un large éventail de régions bioclimatiques. Le climat du Sénégal est sahélien, avec une saison des pluies de juin à octobre, et le pays est baigné par les quatre grands fleuves – dont le bassin couvre 37% du pays. Le Sénégal compte 46% des ses terres consacrées à l’agriculture et 16% considérées comme arables (cultivables dans des conditions pluviales). Les forêts couvrent 42% de la superficie totale des terre et le pays compte également 1049 kilomètres carrés de dunes de sable le long de sa côte et environ 4000 kilomètres carrés d’estuaires et de vasières.

Cette situation géographique a doté le Sénégal d’une grande biodiversité. Bien que de grands mammifères aient disparu de la partie ouest du pays, après avoir été déplacés par des établissements humains, des animaux tels que des éléphants, des antilopes, des lions, des panthères, des guépards et des chacals peuvent encore être rencontrés dans le parc national du Niokolo Koba – un site du patrimoine mondial – dans la partie orientale du pays. Le sanctuaire national d’oiseaux du Djoudj, site du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1981, contient plus d’un million d’oiseaux, dont la spatule africaine, le héron pourpré, le pélican blanc et le cormoran. Le parc national de la Basse Casamance, situé dans la partie sud-ouest du pays, abrite hippopotames, léopards, crocodiles et buffles d’eau.

Le Plan national d’action et de biodiversité du Sénégal identifie plusieurs activités comme les principaux moteurs de la perte de biodiversité. Parmi eux, la destruction et la fragmentation de l’habitat dues à l’urbanisation, le développement des infrastructures (barrages), les feux de brousse, la surexploitation des ressources naturelles (notamment la pêche illégale, non réglementée et non déclarée), la déforestation, le surpâturage et le braconnage, les espèces exotiques envahissantes, la pollution (eau, sol et air), le changement climatique et les intempéries, l’érosion côtière, et la salinisation et l’acidification sont d’autant de menaces pour la biodiversité sénégalaise.

3 232 espèces

évaluées dont 25 endémiques

172 espèces

menacées dont 13 endémiques selon la Liste Rouge de l’UICN (2021-1)

Menaces

Utilisation des ressources biologiques – Pêche et collecte de ressources aquatiques
Changement climatique – sécheresse
Développement résidentiel et commercial – logement et zones urbaines
Utilisation des ressources biologiques – chasse et piègeage des animaux terrestres
Agriculture – cultures non ligneuses annuelles et pérennes

Les points clés retenus :

La réduction des menaces anthropiques présente un potentiel plus important que la restauration pour réduire le risque d’extinction des espèces au Sénégal.

Des actions visant à stopper la fragmentation des écosystèmes provoquées par les constructions, l’agriculture, les industries, de minimiser les pollutions par les effluents et d’adopter des bonnes pratiques d’utilisation des ressources biologiques en matière de pêche, chasse, pâturage et récolte du bois seraient bénéfiques aux écosystèmes terrestres et aquatiques.

Ces résultats sont les fondements scientifiques des réunions des parties prenantes pour choisir les 3 secteurs d’engagement.

  • Agriculture
  • Pêche
  • Exploitation minière

Dans la Région administrative de Thiès (approche paysagère)

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