Congo

A l'horizon 2030, le Congo ambitionne de sécuriser sa biodiversité par une meilleure connaissance de ses composantes, une gestion durable, et en y intégrant développements humain et socio-économique.

Gouvernance

Une mobilisation nationale

Réunion de lancement

24 février 2021

Brazzaville

La cérémonie de lancement du projet BIODEV2030 au Congo a été l’occasion de tenir la première réunion du Comité de pilotage (COPIL) et d’expliquer aux 50 participants réunis les enjeux du projet. Arlette Soudan-Nonault – Ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo -, les représentants des ministères sectoriels impliqués dans la gestion de la biodiversité, les OSC, les partenaires techniques et les acteurs du secteur privé sont ainsi ressortis avec une meilleure compréhension et une vision commune de BIODEV2030.

Cérémonie de lancement du projet BIODEV2030 et première réunion du COPIL organisés le 24 février 2021, à l’hôtel Saint-François de Paul à Brazzaville, au Congo.

Diagnostic : les enjeux

La couverture forestière de la République du Congo se répartit entre trois principaux massifs localisés au Nord, au Centre et au Sud du Congo. C’est une couverture discontinue et hétérogène avec des forêts primaires, secondaires et marécageuses qui représentent environ 69% du territoire national. La biodiversité congolaise compte par ailleurs 53 concessions forestières qui représentent près de 60% du couvert forestier national. 

Malgré l’existence de 15 aires protégées (dont 4 parcs nationaux, 7 réserves, 2 sanctuaires et 2 domaines de chasse) qui couvrent 11% du territoire, l’état de la faune mammalienne est en appauvrissement continu. Essentiellement à cause du braconnage et de la surexploitation des essences forestières et commerciales. A ces deux principaux facteurs d’érosion de la biodiversité, il faut notamment ajouter la déforestation pour la production du charbon, l’agriculture itinérante, et les feux de brousse qui réduisent et morcellent l’espace vital tout en dégradant et modifiant l’environnement.

– 78%

Perte de couverture forestière du fait de la conversion des forêts en zones cultivées entre 2000 et 2010

12

nombre de mammifères menacés sur les 200 recensés

MENACES MONDIALES LES PLUS IMPORTANTES :

La déforestation et la dégradation forestière
La prolifération des espèces envahissantes
Le prélèvement abusif des ressources
Le braconnage
Les effets du changement climatique sur les écosystèmes

Points clés :

L’absence de données sur la répartition spatiale et temporelle de la biodiversité au Congo empêche l’analyse empirique directe visant à mettre en relation la perte de la biodiversité et les facteurs sectoriels pressentis.

L’analyse des surfaces déboisées ne suffit pas à expliquer le déclin de la biodiversité tant celle-ci dépend de l’évolution des habitats associés, et en particulier leur configuration et leur composition. 

La fragmentation des habitats est un facteur majeur de l’érosion de la biodiversité.

  • Agriculture
  • Extraction minière

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