Gabon

DES SCENARIOS D’ENGAGEMENT IDENTIFIES AU SEIN DE PLATEFORMES MULTI-ACTEURS, SUR BASE D’UN DIAGNOSTIC SCIENTIFIQUE

+ DE 80%

Effondrement de la population d’éléphants de forêt (loxodonta cyclotis) passant de 62 000 individus en 1994 à 7 000 en 2014, dans le Nord-Est du Gabon.

MENACES MONDIALES LES PLUS IMPORTANTES :

Source : Etude STAR, conduite par l'UICN

Cultures annuelles et pérennes non ligneuses
Exploitation forestière et récolte du bois
Chasse et collecte d'animaux terrestres
Effluents industriels et militaires
Routes et voies ferrées
Déplacement et altération de l'habitat

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Dans la continuité du bassin forestier du Congo, le territoire gabonnais fait état d’une couverture forestière de 23,53 millions d’hectares, soit 88,97% de son territoire total. Parmi ces millions d’hectares, 11% se composent d’une mosaïque forêts-savanes et de zones marécageuses, dont l’endémisme et la diversité biologique sont élevés.

Les écosystèmes du pays accueillent une grande biodiversité spécifique : 10 000 espèces de plantes (dont 15% endémiques), 139 espèces de faunes mammaliennes et 749 espèces avifaunes.

Depuis les années 1960, l’émergence des activités forestières, du secteur pétrolier et de l’exploitation du bois ont eu une telle emprise territoriale que 70% de la surface des forêts denses du Gabon sont désormais couvertes de concessions forestières (Karsenty, 2020). En parallèle, l’urbanisation du littoral a grandement impacté les forêts de mangroves gabonnaises, qui ont une importance structurelle dans la séquestration de carbone, les nurseries d’espèces et l’équilibre des fleuves et annexes hydrauliques.

Accès à la fiche IBAT

Au Gabon, des consultations avec les membres du Comité de Pilotage (COPIL) concernés par les secteurs de l’agriculture et des mines, ainsi que des réunions de travail avec les Ministères sectoriels ont été organisées. Ces consultations ont été menées en étroite collaboration avec le Direction Générale de l’Environnement et de la Protection de la Nature (DGEPN), placée sous la tutelle du Ministère des Eaux, des Forêts, de la Mer, de l’Environnement chargé du Plan Climat et du Plan d’Affectation des Terres (MEFMEPCPAT). Le COPIL réunissait également des représentants de la société civile comme le Centre National de Recherche Scientifiques et Technologiques, et l’Université Omar Bongo.

En marge de ces activités, des réunions bilatérales avec des représentants du groupe OLAM (notamment actif dans les secteurs de l’huile de palme et de l’hévéa) et de la Société équatoriale des mines (SEM) ont été organisées.

Filières choisies et scénarios discutés

Pour les pesticides :

  • Adoption d’habitudes de transport, d’entreposage, de manipulation et de gestion des déchets permettant une utilisation plus sécurisée des pesticides

 

Pour les engrais chimiques :

  • Adoption de pratiques agricoles permettant d’éliminer l’usage d’engrais chimiques comme:
    • Favoriser des moyens mécaniques ou physiques pour le contrôle des organismes indésirables
    • Exploiter des cultures et des variétés de plantes adaptées au climat et résistantes aux organismes nuisibles
    • Pratiquer une rotation des cultures
    • Assurer un drainage et un égouttement efficace des sols

Pour les rejets d’effluents :

  • Adoption et mise en œuvre d’un plan de gestion de l’eau
  • Surveillance de la qualité de l’eau
  • Rétablissement des débits d’eau

 

Pour la déforestation :

  • Limitation de la déforestation et développement des puits de carbone
  • Application du plan de protection de la faune
  • Végétalisation et reboisement

 

Pour l’extraction de la ressource :

  • Installation de filtres anti-polluants dans les réservoirs à carburants
  • Déviation des eaux de ruissellement et des boues vers la zone d’excavation

Les scénarios identifiés lors du processus de dialogue sont les mêmes que les solutions envisagées, pour les secteurs agricole et des mines.

Le cadre mondial Kunming-Montréal

6% du PIB

production de manganèse, avec 11 millions de tonnes en 2023 (Au Gabon, La Finesse Stratégique d’Un Géant Mondial Du Manganèse, février 2024)

Fiche pays IPPS

Après avoir appuyé les 15 pays dans l’identification des secteurs prioritaires, et facilité l’engagement des acteurs du privé en faveur de la biodiversité, BIODEV2030 s’appuiera sur la dynamique créée pour décliner les engagements volontaires à l’échelle d’un territoire pilote, et pour renforcer l’intégration de la biodiversité dans les politiques publiques sectorielles des pays.

Les secteur ciblés pour la phase II sont l’orpaillage et l’agriculture. 

Afin d’identifier les instruments de politiques publiques sectorielles (IPPS) les plus pertinents à créer, supprimer ou modifier, BIODEV2030 a sollicité le cabinet Altai Consulting. Cet appui entend ainsi contribuer à la mise en cohérence des politiques économiques, sectorielles (agriculture, mines, pêche, foresterie, etc.) et environnementales (notamment relatives à la biodiversité), aspect clé de l’approche mainstreaming. Cette intégration globale de la biodiversité permet d’éviter que les politiques économiques et sectorielles incitent les acteurs (producteurs) à adopter des pratiques productives néfastes pour la nature, entrant en contradiction avec les engagements biodiversité pris par un Etat.

Altai a ainsi développé des fiches dites « IPPS » pour chaque pays. La fiche Gabon est disponible via le bouton ci-dessus.

Le dialogue de BIODEV2030 au niveau national a permis de promouvoir la création d’un Comité National Biodiversité, mobilisé notamment sur la révision de la Stratégie Nationale Biodiversité.

Notes de concept

Dans le but d’accompagner les acteurs de territoires pilotes (privés, publics, OSC) à définir collectivement des actions pour réduire les pressions sur la biodiversité, des projets de transition vers des pratiques nature-positive, voire de solutions fondées sur la nature, seront développés sur la base des actions de changement  identifiées durant le dialogue multipartite, puis portés auprès de financeurs potentiels.

Le dialogue territorial a été organisé à Makokou, dans la province de l’Ougooué-Ivindo, représentatif des enjeux de biodiversité, miniers, et d’orpaillage.

L’objectif du projet pilote développé est renforcer la durabilité de l’exploitation minière industrielle et de l’orpaillage, tout en contribuant au développement local.

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