Guyana

D’ici à 2030, le Guyana entend exploiter la valeur des services écosystémiques du pays afin de créer une opportunité de diversification à long terme et une économie à faible émission de carbone.

Gouvernance

Une mobilisation nationale

Réunion de lancement

23 septembre 2021

Guyana

La réunion de lancement de BIODEV2030 a été l’occasion d’informer les représentants des partenaires du projet ainsi que les parties prenantes des objectifs, enjeux et étapes clés du projet. Cet atelier a été une belle opportunité pour les participants d’échanger sur les différents impacts sectoriels sur la biodiversité et d’interagir avec les consultants de Biotope, chargés de conduire l’Evaluation de Synthèse Nationale. Le WWF souhaite impliquer toutes les parties prenantes des secteurs identifiés et se réjouit de travailler collectivement pour atteindre les objectifs du projet, en limitant les impacts sur la biodiversité.

La réunion de lancement de BIODEV2030 au Guyana a eu lieu en distanciel le 23 septembre 2021

Diagnostic

Faisant partie du Plateau des Guyanes et du biome amazonien, le Guyana jouit d’une riche biodiversité, avec 8 000 espèces de plantes et 3 500 espèces de faune. Riche de son endémisme, près de 60% des forêts du Guyana sont considérées comme des forêts primaires. Plus de 1 260 espèces d’amphibiens, d’oiseaux, de mammifères et de reptiles habitent aujourd’hui ces forêts. De plus, trois écorégions d’eau douce ont été identifiées au Guyana. Notamment l’écorégion d’Essequibo, un important corridor biologique relié au bassin de l’Amazone.

La biodiversité du Guyana contribue fortement à l’économie du pays. À la fois directement et indirectement, elle fournit des biens et des services nécessaires à la croissance et au développement du pays. Par exemple, la valeur des exportations de produits forestiers était estimée à 37,9 millions de dollars US en 2018. 

Cependant, en 2013, 95% des revenus en devises étrangères étaient le résultat de l’exploitation des ressources naturelles et de la biodiversité : des activités exerçant une forte pression anthropique sur le territoire biogéographique néo-tropical. En effet, l’agriculture (principalement concentrée dans le Nord-Est), l’exploitation minière ou encore les opérations pétrolières et gazières en mer entraînent la déforestation, l’érosion côtière, la contamination des cours d’eau et la fragmentation des paysages. Les fonctions écologiques des écosystèmes tendent à être largement endommagées et affaiblies sur le long terme.

– 573 ha

de forêts perdues à cause des infrastructures minières en 2019

2,17%

de la biodiversité terrestre est considérée comme vulnérable

MENACES MONDIALES LES PLUS IMPORTANTES :

Source : IBAT

Pêche et exploitation des ressources aquatiques
Exploitation forestière et récolte du bois
Logement et zones urbaines
Agriculture agro-industrielle
Mines et carrières

Accès à la fiche IBAT

Les points clés retenus :

Au Guyana, les écosystèmes sont inégalement affectés par les différents secteurs économiques. 

Les forêts, la plaine côtière, l’eau douce et le milieu marin sont les écosystèmes les plus menacés par les activités humaines.

Le développement du secteur pétrolier et gazier peut exacerber les menaces écologiques liées à l’exploitation minière et l’agriculture.

  • Agriculture
  • Secteur extractif

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