Des pistes d'engagement volontaire discutées au sein de plateformes multi-acteurs, sur base d'un diagnostic scientifique
3 999 espèces évaluées
Dont 128 endémiques
537 espèces menacées
dont 110 endémiques selon la Liste Rouge de l'UICN (2021-2)
MENACES MONDIALES LES PLUS IMPORTANTES :
(source : Liste Rouge de l’UICN 2021-2)
La République de Guinée comprend quatre régions naturelles aux caractéristiques distinctes. La Basse Guinée, ou Guinée Maritime, la Moyenne Guinée, constituée de chaînes de montagnes, la Haute Guinée qui comprend le bassin supérieur du fleuve Niger et ses principaux affluents et la Guinée forestière, au sud-est. Le pays jouit d’un climat tropical, avec l’alternance de deux saisons (sèche et pluvieuse) dont la durée varie selon les régions. Avec un réseau hydrographique très dense de plus de 1 100 cours d’eau répartis dans 23 bassins fluviaux dont 14 internationaux, la Guinée est aussi connue comme le « château d’eau ouest-africain ».
La Guinée abrite de nombreux écosystèmes terrestres tels que les montagnes, les forêts denses humides, les forêts denses sèches, riches en biodiversité mais fragilisées, ainsi que les savanes, les plantations forestières et les agrosystèmes. La Guinée offre également des abris de choix pour une biodiversité unique en Afrique de l’Ouest, notamment dans ses reliques de forêts denses humides classées comme zones à haute biodiversité (hotspot). Victime des feux de brousses et des défrichements, la forêt dense sèche guinéenne – qui couvre la moitié nord de la Guinée à l’exception du Fouta-Djalon – renferme sans doute la faune mammalienne la plus riche du pays, avec des animaux comme le lion, la panthère, l’antilope, les biches, les agoutis, les lièvres etc…
La récolte illégale et l’exploitation non durable des ressources en général, mais aussi les systèmes et pratiques agricoles non durables (abattis-brûlis) en particulier créent d’importantes pressions sur l’environnement. Les ressources en eau sont menacées par la pollution dues à l’urbanisation, l’industrie, la production de déchets et l’agriculture, favorisant la réduction des débits, et l’ensablement du lit des rivières. L’exploitation incontrôlée des forêts et des mangroves entraîne un déclin de la couverture végétale et la perte de la biodiversité. L’exploitation minière industrielle et artisanale contribue également à la pollution de l’air, du sol et des eaux en dégradant le paysage guinéen. L’analphabétisme, les pressions dues à la croissance démographique et le contexte politique et économique sont d’autres facteurs de perte de biodiversité identifiés par le pays.
En Guinée, les acteurs mobilisés dans chacun des trois secteurs sélectionnés se sont retrouvés à l’occasion d’un atelier national de validation du diagnostic 2. Cette réunion a permis d’enrichir le rapport grâce aux contributions de représentants des filières : Confédération nationale des organisations paysannes de Guinée (CNOPG), Fédération nationale des professionnels de la filière bois (FNPFB), Union nationale des orpailleurs de Guinée (UNOG).
Pour le secteur des mines, cet atelier a été complété par un dialogue sectoriel, clôturé sur une manifestation d’intérêt pour les pistes engagements volontaires identifiées.
Enfin, un atelier de clôture commun aux trois filières a mobilisé des représentants des secteurs public, privé (faîtières), organisations de la société civiles et médias.
Filières choisies et scénarios discutés
Agriculture (fruits et légumes)
- Actualisation du zonage
- Règlementation de la distribution et de l’utilisation d’intrants agricoles et les agriculteurs sont formés à leur utilisation rationnelle
- Promotion des intrants biologiques
- Formations à des techniques agricoles plus respectueuses (rotation de culture, agroforesterie, etc.)
- Partage et diffusion des bonnes pratiques locales
Forêts (bois d'œuvre)
- Actualisation du zonage Prise d’actes juridiques pour protéger toutes les ZTIP
- Participation active des communautés locales à la définition d’orientations et aux activités écologiques
- Pratique de la coupe de bois de façon rationnelle et légale. Contrôle de la coupe et du transport de bois rigoureusement appliqué.
- Pratiques soutenues de sylviculture et de reboisement (notamment via la régénération naturelle assistée – RNA).
Mines (or artisanal)
- Les entreprises minières s’engagent, dans le cadre de leur RSE, à financer les initiatives locales de conservation de la diversité biologique
- Les conditions de réalisation des PGES sont clairement définies. Les PGES sont de bonne qualité et le suivi de la mise en œuvre est effectif
- Les orpailleurs utilisent les produits toxiques de façon contrôlée. Les sociétés minières s’assurent qu’il n’y ait aucun rejet polluant (résidus de boue de lavage, de vidange, cyanure, mercure, etc.) dans la nature.
Les solutions identifiées par les parties prenantes
Retrouvez ci-dessous le contenu des piste d’engagement volontaire obtenues en Guinée.
Agriculture (fruits et légumes) & forêts (bois d'œuvre)
Les solutions identifiées par les parties prenantes sont identiques aux scénarios d’engagement identifiés dans le DIAG2 car celui-ci intègre les retours des parties prenantes suite aux diverses consultations menées (voir onglet Dialogue).
Mines (or artisanal)
- Une meilleure structuration des acteurs de l’orpaillage en groupements d’intérêt économique est mise en place et fonctionnelle pour assurer un meilleur contrôle du secteur;
- Les orpailleurs utilisent des solutions alternatives durables dans l’extraction et le traitement de l’or;
- Les revenus issus de l’exploitation artisanale de l’or contribuent efficacement à la restauration de l’environnement ;
- Un plan de gestion concertée et volontaire est élaboré et partagé avec l’ensemble des parties prenantes;
- Promotion de pratiques alternatives en défaveur de l’utilisation des substances chimiques;
- Les acteurs et leurs biens sont sécurisés grâce à la mise en place et à la vulgarisation des lois d’encadrement réglementant toutes les parties prenantes.