Burkina-Faso

À horizon 2030, Le Burkina Faso vise à créer une croissance forte et inclusive par la transformation structurelle de son économie. Soumis aux contraintes du changement climatique qui fragilisent la biodiversité et dépendant de ressources naturelles limitées, le Burkina Faso prévoit de renforcer la durabilité de son économie, notamment dans le secteur agricole, qui emploie près de 80% de la population active burkinabé.

Gouvernance

Une mobilisation nationale

Atelier de lancement

15 et 16 octobre 2020

Royal Beach Hôtel de Ouagadougou

Réunis sur deux jours, des acteurs de tous horizons ont pu formuler les orientations stratégiques pour la réussite de BIODEV2030 au Burkina Faso en s’appuyant sur l’approche méthodologique du Dr Oueda, pour l’évaluation de l’état de la biodiversité et de ses menaces, ainsi qu’en examinant et approuvant les textes constitutifs du groupe de travail multisectoriel concernant l’intégration de la biodiversité au coeur des secteurs économiques du Burkina Faso. 

Burkina-reunion lancement
Atelier de lancement organisé les 15 et 16 octobre 2020 dans la salle du Royal Beach Hôtel de Ouagadougou.

Diagnostic

L’enjeu : restaurer et adopter des pratiques durables pour préserver les sols et la biodiversité

Pays enclavé d’Afrique subsaharienne, le Burkina Faso compte différentes zones écologiques au climat tropical alternant saison sèche et saison pluvieuse. Irrigué par trois affluents de la Volta ainsi que par deux systèmes fluviaux internationaux, le fleuve Niger et le fleuve Comoé, le pays n’en reste pas moins vulnérable aux sécheresses et aux pénuries d’eau. Il s’est d’ailleurs doté de nombreux barrages et digues pour répondre aux besoins en eau de la population urbaine et permettre l’irrigation des cultures pendant la saison sèche.

Les différents écosystèmes du Burkina Faso fournissent des habitats à un très grand nombre d’espèces. Cependant ces derniers sont extrêmement fragmentés et soumis à une pression humaine croissante, notamment celles exercées sur les ressources foncières par l’augmentation de la densité de population (urbanisation) et la croissance qui se traduisent par une déforestation accrue, la fragmentation de l’habitat et le surpâturage.

Les espèces menacées et habitats hautement biodiversifiés sont pour la plupart confinés dans des zones protégées, comme ailleurs en Afrique de l’Ouest. Le lion, le léopard, l’éléphant, le buffle, le phacochère, l’antilope, le singe, la hyène, le chacal, l’hippopotame, le crocodile, le boa, le varan, les tortues et les hérissons comptent parmi les espèces emblématiques présentes au Burkina Faso.

Compte tenu des pressions actuelles sur les sols, la faune et la flore, la question de l’augmentation de la couverture des aires protégées officielles pour les vertébrés moyens et grands se pose, afin d’endiguer le déclin de la biodiversité burkinabé.

1.647 espèces

évaluées (dont 3 endémiques)

48 espèces

et 3 endémiques sont menacées selon la Liste Rouge de l’UICN (2021-1)

Les points clés retenus :

La restauration des habitats montre un potentiel particulièrement intéressant pour la survie des espèces dans le pays. 

Ainsi, des actions de restauration écologique appuyées par la réduction ciblée des menaces liées à l’élevage, aux cultures annuelles et pérennes non ligneuses (en particulier cultures de rente) et aux effluents agricoles et forestiers présentent un potentiel important pour renverser les pressions anthropiques sur la biodiversité du Burkina Faso.

Ces résultats sont les fondements scientifiques des réunions des parties prenantes pour choisir les 3 secteurs d’engagement.

  • Culture et rente du coton
  • Élevage
  • Secteur minier

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